CA ME FAIT UNE BELLE JAMBE !
14/07/2010 09:19 par chezsacha
Histoire de ne pas plomber l’ambiance et de conserver
à cet endroit son côté « pouet-pouet-tralala »,
je me devais de vous gratifier d’une image à la con
(prise par mes soins, comme toujours) et d’un
commentaire t(h)on sur ton.
Ma grand-mère m’a toujours dit : « quand on n’a pas
de tête, faut avoir des jambes » et « ah ! quelle
tête de linotte je suis ! », mais, comme pour toutes
les expressions à la noix, quand on est mioche,
on ne capte pas tout et c’est au bout de quelques
années qu’on pige la signification de tout ça, et là,
c’est comme une révélation.
Je suis donc heureux de vous annoncer que j’ai
trouvé le magasin idéal pour pallier aux problèmes
en question. Comme vous le voyez, ils ont des jambes
de remplacement chez ce revendeur de pièces détachées.
Voilà qui me plait assez.
Ah oui, vous allez me dire : « tout ça pour ça ?
Bah ça me fait une belle jambe ».
Et vous aurez raison. Ce à quoi je répondrai, moi aussi,
ça m'en fait même deux et elles sont d’origine en plus.
Les mots sont trop souvent des "avatars" de la pensée,
alliés précieux des embarras, des craintes.
L'expression de la vérité nue, n'étant pas la chose du monde
la mieux partagée, la plus aisée, il est commode de posséder
les substituts qui la présentent sous des aspects attractifs,
séduisants.
"C'est joli", quand on pense "c'est moche",
"tout va bien" pour "tout va mal", avouez que c'est plus rassurant !
Nos avatars langagiers sont en quelque sorte nos béquilles de vie :
Ils créent l'illusion masquant le déplaisir de certaines vérités.
Il est amusant de préciser que le substitut ou
avatar est lui-même devenu un....avatar
( transformation ) piusque son origine
indienne signifie incarnation d'un dieu !
Histoire de ne pas totalement livrer mon blog aux
turpitudes de mon âme, je vais mettre un petit
article différent....alors je vais opter pour
l’intermède musical (c’est de saison).
Tant que je ne serais pas capable d’insérer une piste
audio sur mes pages, vous n’aurez pas l’opportunité
de connaître le son de ma voix, juste poursuivre le
rythme de mes phrases.
Le thème du jour est : « quel est mon mot préféré ? »
et « quel est celui que je n’apprécie pas ? ».
Comme je suis un épicurien, je ne vais pas
« garder le meilleur pour la fin », au contraire,
je vous gratifie directement de mon favori.
Il s’agit du mot « califourchon ».
Déjà, parce qu’il qualifie une posture ludique à
tout âge et qui se pratique de la façon la plus
..... innocente à la plus hardie.
Ensuite, parce qu’il sonne tellement français !
Il est un peu improbable par son étymologie
et en prime il a laissé sans réponse mon
appli’ iPhone Larousse qui n’a même pas daigné
en signaler l’existence.
Vous ne trouvez pas qu’il semble danser quand
on le prononce ? On a envie de le susurrer au
creux de l’oreille. Juste assez complexe et
énigmatique comme j’aime.
Maintenant, celui qui ne recueille pas mes faveurs.
Il s’agit de « subterfuge ».
Il est flagrant qu’il a une connotation négative et
sonne affreusement mal, on est obligé de postillonner
en le prononçant !
C’est un peu l’ancêtre de « loucedé » mais avec une idée
plus mesquine derrière.
Je trouve qu’on en apprend beaucoup sur la culture ou
le niveau social des gens lorsqu’on les écoute ou qu’on les lit.
Les mots nous parlent au-delà du sens propre qu’ils portent.
Une mauvaise parole peut faire plus de dégâts qu’une blessure physique.
Un compliment ou un encouragement peut sauver une vie.
Les mots sont la gymnastique de mes neurones et j’apprécie
de jongler entre argot et langage soutenu, je jubile à la lecture
d’une pensée exprimée dans un phrasé élégant,
j’kiffe trop sa race une tournure de phrase bien sentie.
Ce sont les gourmandises dont mon esprit se régale.
Et vous ? Quels sont ceux qui vous plaisent ou vous débectent ?
Oui, ok, je vous entends d’ici dire (ou médire) :
« pff, mais ça fait presque deux mois qu’il n’est pas venu »
« clair, il nous abandonne »
« visiblement on ne compte plus pour lui »
« laissez tomber ses fans comme ça, c’est inhumain »
« bah il est presque mort son blog, à quoi bon »
« je pense qu’il n’a plus d’inspiration, c’est foutu »
« mais qu’est-ce qu’il fout ? »
« aucun signe de vie depuis des lustres, ça sent l’sapin »
« plus la peine de laisser de com’, il n’y répond pas »
« mais qu’est-ce qu’il fout, il aurait une autre ...vie ? »
« il paraît qu’il s’est fait un compte Facebook, sous pseudo, bizarre »
« je me demande s'il reprendra son site un jour… »
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Je vous comprends, c’est moche et je ne suis pas
fièr de n’avoir pas alimenté mes pages depuis si longtemps,
pourtant ce ne sont pas les idées qui me manquent, juste
un peu le temps et l'envie aussi.
Mais je compte bien reprendre mes activités numériques,
parce que ça me manque, parce que ça me ronge de laisser
tout ça à l’abandon, parce que j’en ai furieusement envie aussi.
D’ailleurs, je me demande si je vous ai manqué ? Un peu,
moyennement, à la folie, pas du tout ?
Par hasard, ou peut-être que c’est finalement mon créneau,
je reviens sur le même thème que celui que j’ai abordé
lors de ma précédente contribution à ce blog génialissime,
tenu par mon ours en peluche.
Combien de fois rit-on de bon cœur ? Sans réflexe social,
sans surjouer, sans forcer sa rate à se dilater ?
Pas beaucoup.
A moins de vivre aux côtés de comiques. Personnellement,
je ne vis pas aux côtés de gens très spirituels.
Je n’ai pas cette chance. Si l’humanité avait de l’esprit,
on se sentirait tout de suite mieux en famille
entre amis, et en entreprise, non ? Je vis, comme beaucoup,
aux côtés de gens, qui, comme sur ces photos, ont
besoin d’accessoiriser leur sens comique.
Il n’y a évidemment aucune originalité à ne pas faire
rire : ce n’est pas grave. Mais l’homme et la femme ont du
mal à admettre qu’ils ne puissent pas être drôle.
Le plus souvent, comme il leur est difficile, sinon impossible,
de mettre un nez de clown en public, l’homme
(je veux dire l’être humain : femmes, enfants, et
... trans compris) rit bruyamment à ses blagues, pour
montrer qu’il a de l’humour. Un peu comme dans les
séries américaines, il a préenregistré son rire, pour que
vous sachiez, à quel endroit, il faut vous esclaffer.
Comptez autour de vous le nombre de gens qui rient
avant de vous raconter quelque chose de drôle, pendant
et après. Cette mise en scène de l’ego est un accessoire
visible un peu partout.....
Les jours se suivent et ne se ressemblent pas !
ET IL VAUT SE DEPËCHER D'EN RIRE ...AVANT D'EN PLEURER
Les petits jardins d'Aix et les artistes ont
laissé la place aux petits élèves et à une
charmante journée pédagogique à la campagne,
à la découverte des chèvres du Rove
(reconnaissables à leurs grandes cornes) et
de la fabrication du fromage en passant par
toutes les étapes : traite, dégustation du lait
frais juste après, mise en faisselle et leur
dégustation puis celle des fromages à
différents stades de l'affinage, et pour finir
le moment très ludique de l'alimentation
des petits cabris au biberon ...
Puisqu'on est dans la pédagogie ...savez vous
d'où vient l'expression "en faire tout un fromage" ?
" ![[ SIGNIFICATION ]](http://www.expressio.fr/bleu/titre_signification.gif)
Faire toute une histoire pour pas grand-chose.
Grossir à l'extrême une difficulté.![[ ORIGINE ]](http://www.expressio.fr/bleu/titre_origine.gif)
Cette expression date du XXe siècle.
En partant de peu de chose (du lait) on
peut arriver à obtenir quelque chose de
très élaboré, nécessitant un savoir-faire
certain (le fromage)."
Par ces temps de " grande chaleur "
En cette période de foot ,je suis allé revisiter
Mario Benedetti un poète Uruguayen né en 1920
fou de foot et de femmes et j'ai traduit avec mes
mots les pensées de ce passionné :
Ma tactique est de te regarder
apprendre comment tu es
t'aimer comme tu es
Ma tactique est de te parler
et de t'écouter
construire avec des paroles
un pont indestructible
Ma tactique est de rester
dans ton souvenir
je ne sais comment ni ne sais
avec quel prétexte
mais rester en toi
Ma tactique est d´être franc
et de savoir que tu es franche
et que nous ne nous vendons pas
des simulacres
pour qu'entre nous deux
il n'y ait pas de rideau
ni d'abîme
Ma stratégie est
en revanche
plus profonde et plus simple
Ma stratégie est
qu'un jour quelconque
je ne sais comment ni ne sais
selon quel prétexte
à la fin tu aies besoin de moi
S’il y a bien un genre d’individu dont on ne veut apparemment pas
dans l’entreprise moderne d’aujourd’hui, c’est bien le ou la dilettante.
Genre cette barbie dilettante dont on ne voudrait même pas dans sa famille !
En effet, dans l’entreprise, le royaume de la performance, on veut des experts,
des gens compétents, des professionnels, ceux qui s’accrochent aux objectifs,
qui obtiennent des résultats. Oui, le résultat, c’est ça qui compte.
Alors qu’un dilettante, c’est un genre d’amateur, à ne pas prendre au sérieux,
qui n’obtient pas la performance requise, qui n’a pas le niveau du vrai professionnel.
Alors, les dilettantes, que doivent-ils faire ? Se cacher pour mourir ?
Au contraire, nous en avons le plus grand besoin, et c’est l’entreprise sans
dilettante qui va mourir.
Comment cela ?
Le dilettante, c’est celui qui prend du plaisir à ce qu’il fait ; c’est celui qui vit
sa vie comme une expérience perpétuelle. Il y eut des moments dans l’histoire
où être un poète dilettante était une qualité, le signe d’un mode de vie, et où
la qualité de la vie était meilleure quand on s’adonnait à ce type d’occupation.
Non, le dilettante, le vrai, est celui qui prend son plaisir dans ce qu’il découvre,
dans sa curiosité. Il trouve, dans tout ce qu’il entreprend, ou fait de tout une
occasion de se réjouir, de jouir de l’instant. Il projette dans ses relations avec
les autres ce plaisir de vivre qui est souvent communicatif. Il aime ce qui est
nouveau, ce qui change.